Réforme de L’I.T.R ou le retour en force des pratiques colonialistes « Diviser pour mieux régner », l’Etat Républicain a ces derniers jours confirmé ce vieil adage, rappelant de ce fait de vieilles pratiques colonialistes. On tente de nous monter les uns contre les autres, arguant que le privé ou les plus démunis sont lésés par rapport aux fonctionnaires. Parallèlement, on nous projette l’image d’un état soucieux des plus démunis alors que sa contribution au RSPF, n’est toujours pas versée. On tente de justifier une absence de concertation par un besoin urgent de réagir face une crise économique mondiale. Pourtant, le mensuel capital de juillet 2008 titrait « Silence, on gaspille! », relatant point par point 100 exemples de dépenses étatiques inutiles qui enflent ou perdurent. Pourtant, le quotidien le Monde ( lire l'article ici) rappelait dernièrement l’explosion des frais de personnel de Matignon. Là encore, un vieil adage confirmé, « Faites ce que je dis, pas ce que je fais! ». De plus, compte tenu de la part que représente le budget de l’Outre-mer dans le budget national, on a du mal à comprendre comment, en retirant un grain de sable, on fera disparaître la plage. Ces pratiques me désolent car elles me rappellent malheureusement ces vieilles habitudes colonialistes qui consistent à prendre des décisions sans concertation avec les pauvres indigènes que nous sommes, sans évaluer les conséquences qu’elles auront sur notre société. Ces pratiques me désolent car elles tendent à nous diviser nous les pauvres nantis « d’autochto-indigènes », rappelant là aussi de vieilles démarches. Notre présence sur l’Avenue Pouvanaa a Oopa n’est pas anodine puisque cette figure emblématique de notre politique locale, avait elle-même fait les frais de ces comportements colonialistes. Nous retrouvons donc une France non pas à l’opposée d’elle-même comme titrait le politologue JM Regnault mais une France fidèle à elle-même. Une France qui oublie qu’elle s’impose via le monde grâce aux essais nucléaires réalisés en Polynésie. Une France qui oublie les « Poilus tahitiens » qui ont donné leur vie pour un Pays qui n’était pas le leur et qui ne l’est toujours pas si on s’en réfère aux comportements des dignes représentants de l’état vêtus de leur casque colonial, Colrat, Jego et j’en passe. Rappelons tout de même qu’il ne s’agit pas pour nous de « gréver » pour demander une nouvelle prime ou autre mais simplement de défendre des acquis mais rassurons-nous,chers amis nantis d’autochto-indigènes, La France comme le rappelait il y a peu le Président de la République Nicolas SARKOZY, « ne peut s’imaginer sans l’Outre-mer »…(sans commentaires).
Rahiti Moorea.